journal besançenot
Olivier Besancenot : "Je ne me trompe pas de cible" (12/4/2007)
La question du vote utile à gauche est de plus en plus présente dans la campagne. "Je ne me trompe pas de cible, je me présente face à la droite et à l'extrême-droite, mais pour combattre une droite dure, il faut autre chose qu'une gauche molle" a déclaré sur RMC/BFM TV, le candidat de la LCR. "Si Ségolène Royal stagne éventuellement, ce n'est pas forcément au profit de la gauche radicale. Je ne l'empêche pas d'aller gagner les électeurs qu'elle est en train de perdre au profit de Bayrou" a expliqué Olivier Besancenot.
Olivier Besancenot pour "l' autodétermination" en Corse (7/4/2007)
"Je viens soutenir la résistance qui s'exerce ici contre les défenseurs d'un Etat hyper autoritaire, de plus en plus pénal et de moins en moins social" a déclaré le candidat de la LCR samedi en Corse. "Les Corses ont droit à l'autodétermination. Qui mieux que le peuple Corse peut choisir librement son développement ?" a-t-il ajouté. Olivier Besancenot a également évoqué "la flambée de l'immobilier" qui rend "de plus en plus difficile le quotidien des Corses".
Olivier Besancenot veut la gratuité des transports en commun (29/3/2007)
"Je propose la gratuité dans les transports collectifs, comme ça il n'y aura plus besoin de ce type de contrôle, en l'occurrence les plus musclés" a déclaré sur France2, le candidat de la LCR. Cela coûterait d'après lui "environ 1,5 milliard d'euros" ; "si on rajoute à cela les TER ça fait deux milliards d'euros, c'est l'équivalent de deux sous-marins nucléaires. Quitte a choisir entre deux sous-marins nucléaires et la gratuité des transports, en priorité pour les chômeurs, moi je n'hésite pas une seule seconde" a-t-il ajouté.
Olivier Besancenot pour un débat contradictoire (25/3/2007)
Olivier Besancenot (qui a reçu le soutien du réalisateur Ken Loach) est d'accord pour un débat à gauche, proposé à l'origine par Dominique Voynet et accepté par Marie-George Buffet, mais un débat contradictoire, pas un débat pour mettre en place une gauche plurielle de gouvernement. C'est ce qu'il a déclaré dimanche sur Canal plus. Il s'est dit inquiet par la "droitisation" de Ségolène Royal sur la question du drapeau tricolore. Pour Olivier Besancenot, tout cela fait le jeu de Jean-Marie Le Pen. "On a Nicolas Sarkozy qui court après Le Pen, si la gauche court après Nicolas Sarkozy, je vous laisse deviner qui va tirer les marrons du feu ? Ce sera Jean-Marie Le Pen" a-t-il déclaré.
Olivier Besancenot: "Travailler moins pour travailler tous" (22/3/2007)
"Je suis pour le partage du temps de travail. Ça rime à quoi de demander aux salariés de trimer plus sans être mieux payé, alors que cinq millions de personnes crèvent d'envie de bosser ? Notre slogan, c'est 'travailler moins pour travailler tous'" explique jeudi dans 20minutes, Olivier Besancenot. Le candidat de la LCR y explique ses priorités: "D'abord, augmenter de 300 ¤ les revenus de 85 % des Français. Cela implique les salaires, les minima sociaux et les pensions. Cette mesure représente 165 milliards d'euros, soit 7 % de ce que les multinationales prennent chaque année à la population sous forme de profits, d'aides publiques et d'exonérations de cotisations sociales. Ensuite, instaurer une loi pour interdire les licenciements, rétablir le monopole public là où il y a eu des privatisations et l'étendre aux domaines de l'eau et de l'industrie pharmaceutique".
Olivier Besancenot demande "l'amnistie" de Cesare Battisti (18/3/2007)
"On avait décidé collectivement dans la société, et ce n'est pas ma génération, de tourner une page" a déclaré sur Europe1, Olivier Besancenot en faisant référence à l'engagement de François Mitterrand. Le président avait "donné sa parole pour tous ceux qui renonçaient à ce passé violent de les accueillir" a regretté Bertrand Delanoë en apprenant la participation de la police française. Cesare Battisti est un ancien militant italien d'extrême gauche devenu auteur de romans policiers. Il a été condamné par contumace à la réclusion criminelle à perpétuité pour deux meurtres et sa complicité dans deux autres en 1978 et 1979.
Olivier Besancenot a les 500 parrainages (15/3/2007)
"Nous avons rendu visite à 17.000 maires, beaucoup plus qu'en 2002. Et aujourd'hui, j'ai 530 signatures" a déclaré Olivier Besancenot sur France2. "C'est un immense soulagement, une immense fierté d'avoir poussé les portes que les institutionnels voulaient garder fermer" a ajouté le candidat de la LCR. Il est le dixième candidat ayant déposé les 500 formulaires de parrainage.
Unis contre la construction du réacteur nucléaire EPR (1/3/2007)
Quatre candidats, Dominique Voynet, Olivier Besancenot, José Bové et Corinne Lepage, ont tenu jeudi une conférence de presse commune pour s'opposer à la construction du réacteur nucléaire nouvelle génération EPR à Flamanville dans la Manche. Selon une étude commandée par Greenpeace, l'EPR de Flamanville serait "le plus dangereux au monde". José Bové a lancé un appel contre EPR et pense qu'il faut aller jusqu'à démonter les pylônes des lignes à haute tension pour faire passer le message. Pour EDF, EPR "est plus sûr, plus compétitif et plus respectueux encore de l'environnement".
Olivier Besancenot: 5 millions de chômeurs en France (28/2/2007)
Les chiffres du chômage du mois de janvier (2,1 millions de chômeurs) ne sont pas acceptables pour le candidat de la LCR: "On est des millions à comprendre que les vrais chiffres, quand on prend les huit catégories de chômeurs de l'ANPE, c'est cinq millions". "Le gouvernement ne fait rien contre le chômage et dézingue le système de protection sociale. Si on avait une vraie politique de l'emploi dans ce pays, s'il y avait de moins en moins de chômeurs, il y aurait beaucoup plus de cotisants et il y aurait des solutions honorables pour le service public et la protection sociale" a-t-il déclaré sur LCI.
* Olivier Besancenot ne signe pas le pacte écologique : Pour Olivier Besancenot, "la défense de l'environnement durable n'est pas une question qui peut être détachée des autres". Et c'est "au nom des exigences et de l'urgence écologique que nous ne pouvons souscrire à vos cinq propositions qui nous semblent très éloignées des enjeux réels" a écrit le candidat de la LCR à Nicolas Hulot.
* Il veut incarner la gauche radicale : Olivier Besancenot a expliqué sur France Info que "pour des raisons politiques, la direction du PCF a toujours refusé de perdre le contrôle d'une candidature unitaire qui aurait pu la porter trop à gauche et la couper durablement du Parti socialiste, dont elle a besoin pour les législatives et surtout pour les municipales". C'est pourquoi, Olivier Besancenot entend incarner la gauche radicale indépendante politiquement du parti socialiste.
* Besancenot savait qu'il s'agissait d'une "unité de façade" : Olivier Besancenot a souhaité rappeler que la LCR n'avait pas voulu se joindre aux collectifs antilibéraux à cause de la position du PCF vis à vis du PS. Il est allé plus loin sur France3 Ouest: "José Bové, moi et d'autres refusaient de participer à cette unité de façade parce qu'on était à peu près persuadé que ça allait se terminer sur un pugilat, et en plus sur la pire des questions c'est-à-dire le casting, une affaire d'ego".
* Olivier Besancenot "candidat de la vraie rupture" : Olivier Besancenot s'est présenté comme "le candidat de la vraie rupture avec les politiques libérales". Il continue de revendiquer l'indépendance vis à vis du Parti socialiste: Ségolène Royal "fait de la com qui n'a rien à envier à celle du ministre de l'Intérieur". "Moi, on ne m'achètera pas avec un strapontin ministériel ou une circonscription aux législatives" lance-t-il. "C'est l'indépendance revendiquée vis à vis du Parti socialiste qui a été payante pour le référendum (Constitution européenne) et qui sera payante pour faire avancer toute la gauche" a lancé le candidat de la LCR. C'est pour cette raison qu'Olivier Besancenot ne veut pas de la candidature unitaire alternative. Le candidat trotskiste prône une augmentation des salaires, des minima sociaux et des pensions de retraites de 300 euros nets par mois, une loi "pour interdire les licenciements", "la régularisation de tous les sans-papiers".
* Le candidat de la LCR, qui affirme avoir du mal à obtenir les 500 parrainages nécessaires, s'en prend au parti socialiste: "la rengaine du vote utile sera le seul vrai programme du PS. Il n'aura pas besoin de s'étendre sur ses propositions, il va s'amuser à culpabiliser l'ensemble des électeurs de gauche" lance-t-il. Il critique aussi les autres partis de gauche: "vouloir battre Sarkozy, c'est une chose absolument légitime, mais donner un chèque en blanc au PS, c'en est une autre".